L’une des premières photographies de la série « Aléas » présente des traces de doigts sur les portes arrière d’une camionnette, traces qui révèlent la silhouette d’un petit personnage espiègle… ce sera le point de départ de cette nouvelle série.
A la recherche de nouvelles évocations dans les traces de pollution des pots d’échappement, je récolte aléatoirement des vestiges d’empreintes à l’arrière des véhicules.
Les images n’apparaissent pas immédiatement, une étape de revélation numérique est nécessaire pour lire ensuite dans la photographie comme dans le marc de café : paysages, visages et créatures apparaissent… comme des signes… de bonne ou mauvaise augure.
A l‘époque romaine, les augures étaient des prêtres chargés de la divination officielle et de la volonté des dieux. Ils étaient chargé d’observer le ciel et les oiseaux afin d’en tirer des présages. Aujourd’hui, augure se dit pour l’idée que l’on se fait de l’avenir d’après certains signes. Les signes révélés ici sont aussi à interpréter : à chacun d’y déceler ses propres images, ses propres présages.







